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20 août 2019 – “Consécration de la faune et de la flore comme motifs esthétiques et d’identité culturelle dans l’art mexicain du XXe siècle”

L’Art mexicain s’est invité à Mende !

Saul Kaminer Nacimiento del pájaro, 1996, óleo sobre tela, 100×81 cm.

    C’est devant une salle pleine  et particulièrement curieuse compte tenu de l’originalité du sujet que Christine Frérot, historienne d’art et critique d’art, spécialiste d’art moderne et contemporain de l’Amérique latine a présenté l’importance de la faune et de la flore dans l’art mexicain de la fin du XIXe et du XXe siècle.    

     Son point de départ : la découverte et l’étude de la faune et la flore latino-américaine entreprises par Alexandre von Humboldt à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe qui vont ouvrir la voie à la valorisation par les peintres de sujets locaux et vernaculaires. Ceux-ci vont progressivement les adopter pour en faire des icônes de l’identité culturelle mexicaine.

       Elle a  ensuite  présenté à un public de plus en plus captivé l’exaltation de la flore et particulièrement des cactacées  (de José-Maria Velasco à la fin du XIXe siècle, en passant par le Dr Atl et d’autres maîtres de l’Ecole mexicaine, aux peintres néo-mexicains des années 80) ; le choix d’un sujet emblématique comme celui de la pastèque (la sandía) autant chez Diego Rivera que Frida Kahlo et surtout chez Rufino Tamayo  en tant que signe, symbole ou métaphore de la nation (les trois couleurs sont celles du drapeau mexicain) ; le fruit exotique tourné en dérision dans des situations absurdes chez Javier de la Garza ou Antonio Ruiz ; le végétal tropical (agave) comme objet esthétique chez les photographes Manuel Alvarez Bravo et Mariana Yampolsky ; l’appropriation de la végétation – les fleurs en particulier – comme emblème de genre, pour toute une génération de peintres femmes (Magali Lara, Georgina Quintana et Rocio Maldonado) ; ou la symbiose entre l’homme, l’animal et les plantes dans une hybridation autant fabulatoire que naturelle chez Francisco Toledo et Saul Kaminer

      Pendant 1 h 30, Christine Frérot,  native de Lozère, a su transmettre sa passion pour cet art pictural mexicain qu’elle connait très bien et initier les participants à un art méconnu de la plupart.
Qu’elle en soit remerciée.

 

 

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