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23 mai 2019 – Les derniers jours du maquis Bir-Hakeim en Lozère

75 ans après …

    Olivier Bertrand est journaliste et auteur. Il a travaillé plus de vingt ans à Libération (spécialiste notamment des questions de politique de la Ville), avant de cofonder un média généraliste en ligne, Les Jours (lesjours.fr), dans lequel il couvrait notamment la Turquie. Il est l’auteur d’un livre consacré au maquis Bir-Hakeim, Les Imprudents, paru en mars 2019 aux Éditions du Seuil. Il est également auteur-réalisateur de films documentaires.

       C’est en Lozère, à La Parade (Hures-la-Parade aujourd’hui) qu’a été décimé, fin mai 1944, l’un des maquis les plus atypiques de l’histoire de la Résistance française.

    Cette conférence raconte dans le détail ces derniers jours dramatiques, et avant cela le parcours de Bir-Hakeim. L’organisation avait été fondée un peu plus d’un an plus tôt à Toulouse, par Jean Capel, membre alors de Combat. Son objectif était de mettre en place un “maquis-école” capable de former des cadres pour les jeunes maquis. Sur-armé, mobile, itinérant et très indépendant, Bir-Hakeim a connu des planques successives dans l’Aveyron, l’Hérault, les Pyrénées, le Gard, l’Ardèche et enfin la Lozère. La témérité de ses membres se doublait d’une imprudence assumée, qui a souvent mis en danger les populations des villages traversés.

      En Lozère, des contacts avaient été pris avec les maquis locaux dès janvier 1944. Trois mois plus tard, alors que Bir-Hakeim avait rejoint le département après le massacre d’un hameau qui le cachait en Ardèche, l’une de ses embuscades a provoqué plusieurs jours de représailles allemandes. Chassé des Cévennes, Bir-Hakeim est revenu. Il a été décimé les 27 et 28 mai 1944, au cours d’un combat suivi d’une nuit de torture pour les survivants, fusillés au matin dans un ravin près de Badaroux.

   L’auteur a travaillé à partir d’archives (archives départementales de Lozère, de Haute-Garonne, de l’Hérault, du Gard, de l’Ardèche, des Pyrénées-Atlantiques et des Hautes-Pyérénées ; Archives nationales ; Service historique de la Défense ; Dépôt central de la Justice militaire). Il a aussi refait tout le parcours du maquis afin de retrouver dans les villages les derniers témoins. Des photos, documents, dessins et récits écrits lui ont été confiés (notamment les mémoires, non publiées à ce jour, de Christian de Roquemaurel, l’un des principaux chefs du maquis).

La réunion aura lieu à 18 h. à Mende –  Ancienne Maison Consulaire (rue Henri Rivière).

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