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10 septembre 2019 – “René Jaudon” (1889 – 1968)

“de son enseignement et de son œuvre”

    René Jaudon (1889-1968) jugeait que son devoir lui dictait de faire de ses élèves des artistes et non des photographes car chacun d’entre eux, pensait-il, possédait une personnalité qu’il convenait de respecter. Tel était son précepte fondamental résumé dans un slogan plus percutant encore :
« Écoute tout ce que je te dis et n’en fais qu’à ta tête ».

La Porte de Chanelles à Marvejols

    Une recette presque magique quand on dévoile le nom des artistes qui ont fréquenté à Paris ses ateliers de la rue de la Tombe-Issoire, du Passage d’Enfer ou ses cours de lithographie à l’École nationale supérieure des beaux-arts : Soulages, Dewasne et autres Wogensky ou Auriac. Combien de rapins ont profité de son enseignement pour obtenir les diplômes leur permettant d’exercer dans les lycées et collèges ! Pédagogue hors pair, Jaudon, fier de ses origines lozériennes, fut aussi un artiste épanoui dans l’art de la lithographie, devenant, bien avant son élève Soulages, maître des noirs. Ce qui ne l’empêcha nullement d’atteindre l’excellence dans la couleur : les multiples toiles, pastels et aquarelles qu’il a laissés confirment la richesse de sa palette.

    Il faut le savoir, la nature a été ingrate envers Jaudon, ses membres inférieurs atrophiés l’ont empêché de mener une existence normale, le rendant dépendant d’autrui.

    Jean-Paul Mazot, vice-président de la Société des lettres, sciences et arts de la Lozère, rédacteur en chef de la Revue du Gévaudan, des Causses § Cévennes, figurait certainement parmi les mieux qualifiés pour nous entretenir de René Jaudon : non seulement des œuvres que la Lozère lui a inspirées mais surtout de ses qualités de pédagogue mises en lumière par la réussite éclatante de l’un de ses élèves : Pierre Soulages.

L’heure et le lieu de la réunion seront précisés en temps utile.

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