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Dernière parution : Les Noms de famille en Gévaudan

par Robert ROUSSET

        Le lecteur des notices patronymiques rassemblées dans cet ouvrage ressentira, sans doute, combien elles respirent la piété filiale. Normal, car l’auteur Robert ROUSSET, Lozérien de souche, né en 1927 dans une famille installée depuis au moins dix générations, en ligne directe, sur le même domaine agricole, (gallo-romain), se situe en droit fil des caractéristiques de la patronymie gévaudanaise (originalité, constance, pérennité) tant appréciées par le professeur Charles CAMPROUX, ce Marseillais grand ami du Gévaudan.

     Elevé au contact de parents et grands-parents locuteurs accomplis qui possédaient toute la richesse de leur langue, il s’en imprégna et l’adopta dès sa prime enfance. Ce qui ne l’empêcha pas de faire ses humanités (latin-grec) classiques, à une époque où prévalaient encore pour de bon, dans l’enseignement, émulation et sélection.

        Après avoir obtenu une licence en droit et accompli le service militaire (E.O.R.), il accéda, par concours, à l’emploi d’inspecteur des impôts à Paris ; poste auquel il renonça bientôt pour celui de rédacteur en chef d’une revue nationale d’actualités fiscales. Dans cette activité, il fit preuve de la rigueur et de la précision qu’exigent les textes juridiques, au point que ses amis journalistes du Canard Enchaîné l’avaient surnommé : l’obsédé textuel.

        Devenu avocat fiscaliste au Barreau de Paris et cultivant en même temps son violon d’Ingres : l’occitan, il fut l’initiateur et le chef d’orchestre du groupe de fervents lozérien qui élabora un dictionnaire occitan-français du dialecte gévaudanais paru en 1992.

      Promu à la dignité de majoral du Félibrige au sein du corps académique de la langue d’Oc fondé par Frédéric MISTRAL, il n’a pas levé le pied pour autant. Son penchant obsessionnel pour sa langue maternelle l’a conduit, en dernier lieu, à analyser, décortiquer, disséquer et passer au crible un large échantillon de patronymes gévaudanais.

        Avec les savoirs de l’onomastique, en l’état actuel des acquis de cette discipline scientifique, et aussi d’après sa propre expérience, il montre que, sans être professeur d’Université, on peut valablement maîtriser son sujet.
Jean-Paul Mazot
Rédacteur en chef de de la Revue du Gévaudan, des Causses & Cévennes

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