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La déesse-mère gallo-romaine, dite « La Vénus de Langlade ».

C’est en labourant la parcelle Lou Chasset, au nord de Langlade, commune de Brenoux, en aval du site gallo-romain de Lanuéjols arrosé par la Nize, qu’est apparue fortuitement cette exceptionnelle « Vénus du Valdonnez » en 1959. Divinité féminine en calcaire, elle est qualifiée de déesse-mère par les archéologues. Comme la Victoire de Samothrace, elle a perdu la tête et les pieds, et le socle aussi. La Vénus de Milo a bien perdu les bras ! Cela réduit sa hauteur à 1,05 mètre pour un poids de 669 kg. Les trois divinités ont moins de trois siècles d’écart. La nôtre daterait de la période augustéenne, soit le Haut-Empire romain,un siècle avant J.-C. Elle serait la plus jeune de 100 ou 200 ans.

 Si ses deux prestigieuses aînées, stars du musée du Louvre, sont en marbre, c’est parce que sur les îles grecques de la mer Egée, à Milos, à Samothrace, c’est le matériau local. Dans le Valdonnez c’est le calcaire du causse.

Habillée d’une tunique et d’un ample manteau dont le lourd drapé passe d’un bras à l’autre, notre déesse a la jambe gauche dégagée tandis que le bras tient un objet cylindrique. Un vase ? Comme celui qui se trouve au sol à sa droite, symbole de fécondité ?

Le plus : dès 1959 cette découverte extraordinaire a conduit Charles Morel et Benjamin Bardy, le président et le secrétaire de la Société des lettres d’alors, à réaliser des sondages à proximité. Ils ont révélé un sous-bassement de monument antique en grand appareil, un temple ? Tegulae et céramiques se rencontrent ici sur plusieurs hectares, éléments architecturaux, fragments de corniche, tomettes de pavage, main gauche d’une autre statue… car ces fouilles se sont poursuivies en 1960, en 1963, puis en 1970 par leur successeur, Pierre Peyre.

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