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La pierre des cachots de La Bastille. 1789

Dès le 16 juillet 1789, le patriote François-Marie Palloy, maître-maçon parisien, obtient le marché de la démolition de la prison royale.

Devant le nombre de curieux qui cherchent à s’approprier un souvenir, un peu comme un éclat du mur à Berlin au lendemain du 9 novembre 1989, Palloy met en place une organisation qui va faire sa fortune : la vente de maquettes de la forteresse en pierres de La Bastille ou en dalles, moins onéreuses, proposées aux départements, aux villes ou aux particuliers.

Beaucoup de musées en province en détiennent une dans leurs collections, acquise par leur département entre 1789 et 1793. Elles ont été convoyées en province par l’association Les Apôtres de la Liberté.

La pierre du musée du Gévaudan, plus modeste qu’une maquette, appartient à la première série, celle de 1789. Il n’en reste que sept dans les musées français.

A l’origine elle est à l’effigie de Louis XVI. L’histoire avançant, à la série suivante l’effigie royale est remplacée par le plan de La Bastille, plus tard ce sera un bonnet phrygien et enfin la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.

La pierre du musée, en calcaire, taillée à l’origine au XIVe siècle lors de la construction de la forteresse, mesure 0,98m x 0,68m x 0,09m. Elle est gravée « EX UNITATE LIBERTAS ».

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Le plus : Ferdinand André mentionne dans le bulletin de la Société en 1871 que notre pierre ne nous est parvenue qu’en 1793. Cela explique sans doute que l’effigie du roi et « ANNO 1789 » ont été martelées. Livrés parmi les derniers, il a fallu réactualiser notre pierre avant expédition.

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