Nos collections

27 – Le portrait du comte J.- Antoine Chaptal, 1851

Jean-Antoine Chaptal (1756-1832) est sans conteste, quatre siècles après Urbain V, la personnalité la plus importante de la Lozère.

Natif de Nojaret (Badaroux), dans le Gévaudan de l’Ancien Régime, ce cadet de famille, fils de paysans aisés, médecin bientôt savant chimiste, marque d’abord la science et l’industrie de ses nombreuses découvertes et applications dont la célèbre chaptalisation du vin.

Devenu ministre de l’Intérieur sous le Consulat il est aussi l’homme d’État qui réorganise le pays au lendemain de la Révolution.

Il existe plusieurs portraits de ce haut personnage.

En 1824 Jean-Antoine Gros (1771-1835) peintre de Bonaparte au pont d’Arcole et de la coupole du dôme du Panthéon, signe le dernier portrait de sa carrière : Chaptal. Le comte d’Empire, pair de France et sénateur  apparaît à 68 ans avec ses multiples dignités.

Cela devient le portrait officiel régulièrement copié. Cet original (136 cm x 114 cm) est conservé aux USA, au musée de Cleveland.

Le portrait du musée du Gévaudan, inspiré directement du précédent, est l’œuvre de Xavier Tichit, peintre originaire du Malzieu, élève de Jules Coignet (1798-1860) de l’école de Barbizon, membre de l’Institut. On retrouve Tichit en 1866 enseignant le dessin au collège de Mende. Réalisée en 1851, cette œuvre est un don de l’État à la Société. Huile sur toile (1,74m x 1,39m x 0,06m) elle est plus grande que l’original.

___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Le plus : le musée du Gévaudan conserve plusieurs représentations de Chaptal.

Parmi elle, une très belle huile sur toile anonyme, de format plus petit, représentant Chaptal plus jeune sous le Consulat. Il s’agit d’un legs, en 1926, de l’ancien député de la Lozère et mécène du musée Maurice Bourrillon.

C’est un facsimilé de cette toile qui préside, à la Maison consulaire, les décisions du conseil d’administration de la Société des Lettres dont il fut l’actif parrain.

___________________________________________________________________________________________________________________________________________________________

Vous aimerez peut-être également