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Le psautier de Saint-Cher, 1498

C’est probablement le plus ancien ouvrage de la bibliothèque de la Société des lettres. Cet incunable grand format de 336 pages (livre imprimé entre 1451, début de l’imprimerie, et 1500), date précisément de 1498. Il est sorti de l’atelier d’Anton Kolberger (1443-1513), contemporain de Gutenberg, à Nuremberg en Bavière. C’est alors le plus important imprimeur d’Allemagne. Il maîtrise toute la chaîne de fabrication, depuis celle du papier (moulins), en passant par la fabrication des caractères, la réalisation des enluminures, jusqu’à la distribution commerciale dans les librairies d’Europe, de Paris à Venise ou Rome.

Comme la plupart des premiers ouvrages imprimés, ce psautier, recueil de psaumes, destiné aux prêtres prédicateurs, est un livre religieux. Son appellation « Saint-Cher », fait référence à l’auteur initial du XIIIe siècle, le dominicain Hugues de Sainte-Sabine, né à Saint-Cher (Isère), fait cardinal, et mort en 1263 à Orvieto (Italie).

Cet ouvrage précieux est le contemporain de la construction des clochers de la cathédrale (1508-1512) et des épiscopats de la famille de La Rovère , riche période de la Renaissance marquée par cette invention déterminante : l’imprimerie.

Le plus : le nom du chanoine théologal (chargé de l’enseignement théologien) de Mende, Pierre Savy, est écrit à la main en début d’ouvrage. En fut-il le dernier propriétaire ? Le dernier lecteur ? Quelle fut l’histoire de ce fameux psautier depuis 1498 jusqu’à 1705, année de la disparition de ce dernier dépositaire connu ? Combien de chanoines mendois en ont tourné les pages pendant des siècles ? Le psautier de Saint-Cher n’a pas révélé tous ses secrets.

 

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