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Mardi 21 juillet 2026 – Savoir et Croire, l’Homme face à la Création, un voyage aux confins du Réel

      Le mardi 21 juillet, la conférence mensuelle de la Société des lettres s’est tenue à Chirac dans la chapelle du Sacré-Coeur, lieu de croyance judicieusement choisi pour cette rencontre estivale décentralisée comme chaque été.

      Les fresques de Nicolas Greschny, réalisées en 1956 par l’artiste d’origine estonienne, sont le seul témoignage de l’art byzantin en Lozère parmi les quelques 107 œuvres qu’il a réalisées au sud de la Loire. Jean-Paul Mazot, le chiracois et précieux vice-président de la Société des lettres, a présenté cet ensemble exceptionnel occupant toutes les parois de la chapelle aux quelques 80 personnes qui s’étaient déplacées. Il a ensuite laissé la tribune à un autre membre éminent de la Société des lettres, le docteur Denis Planche, neuroscientifique dont la carrière reste attachée à la faculté de médecine et au CHU de Marseille et dont les attaches lozériennes sont bien établies.

       Sa conférence avait pour titre :
« Savoir et Croire, l’Homme face à la Création, un voyage aux confins du Réel »
       L’homme, depuis ses origines, avance sur le fil tendu entre la connaissance et la fiction. Être de raison et de mystère, il cherche à comprendre le monde visible, tout en pressentant qu’il existe une part invisible.
     L’évolution, en permettant la bipédie, a libéré la pensée dont la cohérence logique et la lucidité émotionnelle construisent une conscience subjective qui ouvre les portes de la connaissance et libère l’imaginaire pour poursuivre une quête de sens.
      Mais comment sait-on et pourquoi croyons-nous ?
      Savoir, c’est apprendre à voir le monde tel qu’il est, en nous méfiant des biais cognitifs perceptifs ou instrumentaux qui voilent le réel. Mais voir, c’est aussi s’intéresser au non-visible, aux signaux faibles que l’esprit cherchera à capter dans les mécanismes cérébraux et qui conduiront au Croire, besoin ontologique sous-tendu par un syndrome d’idéalité.
      Savoir et Croire ne s’opposent pas : ils sont les deux ailes d’une même démarche, penser, besoin de la nature humaine de comprendre tous les possibles.
      Savoir et Croire possèdent l’esprit en commun, celui né de la matière et celui donnant naissance à la matière. L’importance de cet esprit dans la vie de chacun dépend du E majuscule ou pas que la conscience subjective de chaque être humain accepte de lui attribuer.
      De l’assistance, très intéressée par cette brillante intervention, plusieurs questions ont été posées au conférencier, notamment sur le monde de demain et l’inintelligence artificielle, auxquelles Denis Planche a répondu avec une profondeur appréciée de tous.

 

 

 

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